L'exercice du mois
Testez vos connaissances !
Chaque mois, retrouvez un exercice différent dans notre newsletter, pour mettre à l’épreuve vos connaissances, avec des questions à la fois théoriques et cliniques, concoctées par nos formateurs.
Cas clinique
Vous envisagez de restaurer 3 dents anciennement traitées et fortement délabrées (46 et 47 avec amalgames et 45 avec une résine composite), sans lésions pulpaires.
1) Après la dépose des anciennes restaurations, quelle décision prenez-vous ?
2) Sur la photographie clinique C, que pouvez-vous distinguer de remarquable ?
3) Le jour de l’assemblage des restaurations, quelle sera la procédure de collage ?
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1) Afin d’éviter un sur-délabrement, je vais réaliser un « scellement dentinaire immédiat » (encore appelé reconfiguration cavitaire), avec une reconfiguration cavitaire permettant une élimination des contre-dépouilles sans sur-mutilation.
Après élimination des parois fragiles (non soutenues) et de la dentine pathologique, les délabrements sont importants et la reconfiguration cavitaire apparaît, en effet, indispensable.
2) Sur cette photographie, on distingue une reconfiguration cavitaire avec remontée de la marge cervicale sur 45. On remarque également que les limites périphériques sur 46 et 47 sont situées sur la résine composite.
La limite cervicale distale de 45 est intra-sulculaire, ce qui rendrait très aléatoire l’étape du collage de la restauration et l’élimination des excès de colle. Les autres limites périphériques (46 et 47) sont amélaires. Il n’y a donc aucune indication de situer ces limites sur la résine composite.
3) Le jour de l’assemblage des restaurations, la procédure de collage sera :
– mordançage de l’émail uniquement
– application d’une résine fluide (étape 3 d’un M&R3)
– assemblage avec une colle dual photopolymérisable (non adhésive)