Traitement d’une carie profonde sur molaire maxillaire (patiente âgée de 17 ans)

Déc 2025

Dr. Jacques DEJOU (cas clinique du Dr. Jean RICHELME)

Fig 1.

Cette jeune patiente se présente à la consultation avec des signes cliniques limités (douleur au froid non persistante).
La carie profonde justifie la mise en place d’un champ opératoire avant le débridement carieux. Le risque d’exposition pulpaire est assez important.

Fig 2.

Après débridement, aucune effraction pulpaire n’a été constatée.
Cependant la carie apparaît plus profonde que ce que l’examen initial pouvait laisser penser.

Fig 3

La profondeur de la cavité et l’âge de la patiente (perméabilité dentinaire ++) nous conduisent à mettre en place un ciment à base de silicate de Ca. Nous avons choisi le TotalFill (FKG, Acteon) en raison de sa relative vitesse de prise permettant de réaliser la restauration d’usage dans la même séance.

Fig 4

Le collage d’une résine composite sur un ciment à base de silicate tricalcique, quelques minutes après sa mise en place, contre-indique tout traitement acide sur la surface.
Un mordançage sélectif de l’émail a été réalisé. La procédure adhésive sera donc réalisée avec un adhésif universel.

Fig 5

Ici, le choix s’est porté sur l’adhésif universel CLEARFIL Universal Bond Quick (Kuraray Noritake).
Après application, la couche d’adhésif a été photopolymérisée (au moins 20 secondes par fraction de la face occlusale).

Fig 6

La restauration permanente a été réalisée dans la séance afin d’assurer une étanchéité parfaite et un comportement biomécanique compatible avec une fonction normale.

Fig 7

Radiographie rétro-alvéolaire après finition de la restauration d’usage.